Projet écriture_Lancement + passage #1

Hey les ptits lecteurs de mon coeur !
Aaaah je ne peux plus tenir ma langue, c’est tellement atroce de vous faire languir depuis si longtemps…Mais je vous annonce avec joie que le projet d’écriture que nous préparons minutieusement  avec Juju99 (son blog ici) depuis quelques semaines est à présent officiellement lancé !
Le principe est simple : Deux fois par mois un passage du récit écrit par nos soins sera publié sur le blog de l’une d’entre nous. Mais petite particularité, nous ne connaissons pas la suite à l’avance car c’est vous mes lecteurs qui allaient être les dirigeants de ce récit. A la fin de chaque passage nous vous indiquerons donc un sondage où vous pourrez cochez l’une des propositions de suite que vous préférerez. Ainsi en fonction de vos attentes Juju99 et moi-même écrirons la suite.
C’est donc moi qui me suis collée la première à la lourde tâche (non je rigole j’ai adoré écrire ce passage !) de la réalisation du tout premier épisode. J’espère de tout coeur que ce projet vous plaira, j’espère également que vous serez nombreux à voter (sur nos deux blogs), et donc voilà je crois que c’est un peu près tout 😉
Je vous laisse avec ce passage pleins de mystères et j’espère vous retrouvez bientôt !

Bonne lecture…


Des champs, des vaches et encore des champs. C’était plus que déprimant. Nous avions quitté l’autoroute depuis plus d’une heure et toujours pas un seul signe de vie humaine dans les environs de cette interminable route qui me menait en enfer. Ma mère assise devant moi se retourna et me gratifia d’un regard agacé (le cinquième depuis que nous avions quitter Paris, si ma mémoire était bonne).

– Arrêtes de soupirer, Alice ! ça n’est tout de même pas la mort. Nous allons juste passer un séjour chez oncle sam. Ce changement d’air te fera le plus grand bien…
Une interminable semaine dans un bled pourri qui ne figurait même pas sur la carte (et ça nétait pas faute d’avoir fouillé Google map de fond en comble depuis plus d’un mois), dans la vieille baraque d’un oncle que je n’avais jamais vu de ma vie. Et dire que j’aurais pu passer mes vacances avec ma meilleure amie, Clarisse à nous goinfrer de marshmallow en papotant de tout et de rien devant de veilles séries policières, à parler garçons et à nous moquer des filles botoxées en première page des magasines. Au lieu de ça, mes parents avaient insisté pour que nous nous rendions à Folaincourt, village inconnu de tous et perdu dans l’Est de la France, à plus de cinq heures de route de Paris. Et depuis cinq heures, je maudissais cet oncle de me privée de mes vacances et me lamentais sur ma vie misérablement ennuyeuse. Mais à priori j’étais la seule personne de la famille à redouter ces vacances. Assis à côté de moi, mon petit frère de huit ans, Willy,  un petit geek aux cheveux toujours en bataille-malgré les efforts de ma mère pour les dompter-, ne semblait pas gêné de passer un week-end dans un trou perdu. A vrai dire, la seule peur qui l’habitait était qu’il ne puisse y avoir de wifi. Et à sa droite, ma grande (et insupportable) soeur, Cassie- de son vrai nom Cassandre- une grande perche de 17 ans, qui en plus d’être magnifique (ça me faisait très mal de l’avouer) était sans aucun doute le petit génie de la famille. Son futur était déjà tout tracé, elle ferait de grandes études de droits et deviendrait une grande avocate renommé dans toute la capitale. Autant dire que mes parents n’étaient pas peu fières de leur grande fille. Et puis il y avait moi, adolescente de quinze ans, grincheuse, et moyenne en tout. C’était la vérité, je n’avais jamais été très intelligente, ou très nul, j’avais toujours été dans la moyenne dans tout ce que j’avais pu entreprendre. Et quelque part ça m’allait très bien…
– Regardez les enfants, on arrive !, lança papa alors que la voiture passait un vieux panneaux tout miteux où était inscrit en grosse lettre noir à peine perceptible, effacé avec le temps, FOLAINCOURT.
Ma sœur ferma d’un geste sec son livre, mon frère éteignit sa PSP, surexcité, et moi…j’enfonçais mes écouteurs dans mes oreilles en me calant un peu plus profondément dans le siège. Génial, on arrive !, je pensais non sans ironie tout en augmentant le son dans mes oreilles. Mes vacances mortelles allaient enfin commencer…Je ne croyais pas si bien dire.
 
J’hésitais entre éclater de rire et pleurer.
– C’est une blague ?, s’écria Cassie alors que j’ouvrai moi-même de gros yeux devant la demeure de l’oncle Sam.
C’était exactement la question que je me posais. 
– Moi, quand on me parlait d’une « maison de campagne », je m’attendais à quelque chose de rustique, certes, mais pas à…ça !, s’écria-t-elle en affichant un visage meurtri.
– On dirait une maison hanté, dit mon petit frère en sortant à son tour de la voiture. 
Il n’avait pas tort, la façade était noir et certaines planches de l’escalier pointaient dangereusement vers le ciel, tout comme l’immense toit qui surplombait la bâtisse. Des feuilles pourries s’agglutinaient devant la porte d’entré et je n’osais imaginer l’état du jardin à l’arrière. Je ne pensais pas y trouver de beaux géraniums en fleurs comme nous l’avait décrit maman.
– Vous venez nous aider à décharger le coffre, les enfants !, nous interpella mon père.
Mais je me permis d’avancer de quelques pas dans la propriété. Comment un vieil homme pouvait-il vivre dans un tel endroit ? A la vue d’un endroit aussi lugubre je ne pouvais m’empêcher de frissonner. Et alors que je jouais avec la bague autour de mon doigt, celle-ci me glissa d’entre les mains. Pestant, je me baissais pour la ramasser. Mais alors que je me relevais, quelque chose au loin attira mon attention. Il faisait assez sombre, mais il me semblait que quelque chose bougeait dans les immenses bois qui entourait la maison de l’oncle Sam. Plus je m’approchais, poussé par la curiosité, plus je m’éloignais dangereusement de la voiture où ma famille déchargeait nos bagages. Et puis ce fut comme dans un cauchemar. Deux gros yeux, m’observaient. J’aurais voulu hurler mais aucun son ne sortit de ma gorge. Alors je tournais les talons et me mis à courir vers mes parents comme je ne l’avais jamais fait auparavant. 
– Alice, tu as fini de jouer ?, grogna ma mère en me mettant un sac dans les bras.
– Maman, j’ai vu quelqu’un…, dis-je essoufflé en jetant des regards inquiets pardessus mon épaule.
– On verra ça plus tard, chérie, viens plutôt saluer oncle Sam, dit-elle en gravissant les marches jusqu’au perron, tu verras tu vas adorer cet endroit, demain je te ferais visiter le village, il y a une petite église, de beaux marais et…Oh ! Je vais te montrer mon ancienne chambre !, s’exclama-t-elle.
Ma mère avait l’air tellement heureuse, que je n’eus pas le cœur à l’embêter avec mon esprit qui s’amusait à me jouer des tours. Alors je la suivis et pénétrais dans un étrange salon, où était disposé un peu partout des tas de vieilles photos en noir et blanc et de grands canapés verts, mais ce qui attira le plus mon attention c’était l’immense horloge à pieds qui était posé juste devant la porte d’entrée. Tic, toc, tic, toc. Son bruit résonnait déjà dans mes oreilles. Et puis je m’approchais, et découvris mon père serrant la main d’un homme au dos recourbé qui me faisait dos. Encouragé par les regards appuyés de ma mère, je m’approchais.
– Bonjour, Oncle Sam.
L’homme passa d’abord sa tête par-dessus son épaule, puis, se retourna complètement à l’aide de sa canne et m’offrit un étrange sourire.
– Tu dois être Alice ?
J’hochais la tête et fis de mon mieux pour lui rendre son sourire. Il n’avait pas l’air bien méchant, et son sourire trahissait la joie qu’il avait de nous accueillir chez lui. 
– Enchanté de te rencontrer, jeune Alice. Tu sais que tu ressembles beaucoup à ma nièce ?, me demanda-t-il après quelques secondes de silence, mais elle n’est plus ici aujourd’hui. Elle est parti à l’étranger il y a bien longtemps. Elle était si gentille et douce, dit-il un flot de tristesse dans la voix. 
– Comment s’appelait-elle ta nièce ?, osais-je.
– Elle se nommait Maria. Mais elle fait partie du passé. Et je ne pense pas qu’elle reviendra…
– Tiens, je n’ai jamais entendu parler d’une Maria dans la famille !, s’étonna ma mère alors qu’elle posait sur le parquet les tous derniers sacs. 
Oncle Sam balaya l’air d’un geste de la main.
-Oh, une vieille cousine germaine que tu ne dois pas connaitre, répondit-il vaguement, Si tu allais choisir ta chambre, Alice ? Cassie et Willy sont déjà en haut mais si tu veux mon avis, tu devrais prendre la chambre 6…Tu y seras à ton aise, et même si elle est tout au bout du couloir, on a une belle vue des jardins.
Je gravis les marches de l’escalier deux par deux et grimaçais à chaque grincement du bois sous mes pieds. A l’étage je découvris un immense couloir, et de deux chambres me provenaient la voix de ma sœur qui sifflotait gaiement (oublier la fureur à la vue de ce manoir de l’horreur) qui rangeait déjà ses livres en ordre sur sa table de chevet et mon frère qui jouait déjà avec sa DS, affalé sur son lit. Je traversais donc le grand corridor à la recherche de cette fameuse chambre 6. Je tournais ma tête à droite, puis à gauche, avant de me rendre compte que dans ce labyrinthe, la chambre 6 était la plus recluse, toute au fond. Enfin je l’atteignis, posai ma main sur la poignée, la tournai et…mes yeux s’arrondirent comme des soucoupes. Je lâchai un hochet de surprise :
– C’est pas vrai…
 

Quand pensez-vous ? Dites nous tout ça dans les commentaires. Je vous informe que le prochain passage sera écrit par Juju99 dans quelques semaines en suivant vos votes 😉 Je vous informerais sur le blog quand la suite sera disponible ! Faites moi plaisir et répondez à ce petit sondage 😉

Bises

Mademoiselle M
P.S : Si vous avez une idée pour un titre, on est preneuse.
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6 réflexions sur “Projet écriture_Lancement + passage #1

  1. Whaaaaaaat ?! Mais je ne savais pas que tu écrivais aussi bien ? #ilyadugéniedansl'air
    Ahlala je ne sais pas quoi dire, franchement j'adore l'idée, ton style d'écriture, et … j'ai trop hâte de savoir la suiiiiite *-*
    Je t'avoue que l'idée des tableaux représentant l'héroïne est vraiment pas mal ;p
    Bises,
    Callie Rose

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  2. Oh merci Callie Rose tu es trop gentille, ça me fait super plaisir !!!
    éhéhé la suite dans deux semaines, il va falloir attendre, et comme c'est Juju99 qui écrit le second passage moi aussi je reste dans le suspense^^
    Ton avis est pris en compte 😉
    Bisooous !

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  3. Hahahaha….. C'est quoi cette idée de génie ??!!
    M-A-G-I-S-T-R-A-L !!!
    C'est une merveilleuse idée ce que vous avez là…
    Je dois t'avouer que j'étais un peu intriguée par ce projet participatif…

    Non mais franchement, c'est génial (et comme le disais Callie Rose un peu plus haut…) tu écris magnifiquement bien ! Il faudrait songer à écrire un livre ici….
    En plus, cette histoire pleine de suspens…J'adore !!! Merci de nous faire partager cela et surtout ne t'arrête pas !

    Victoire3

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  4. Hihihi je suis vraiment trop heureuse que ce projet vous plaise autant !!! Merci pour ce gentil compliment, moi qui écrit depuis quelques années c'est vraiment agréable 🙂
    Et surtout ne t'inquiète pas, nous n'allons pas nous arrêter en si bon chemin avec Juju99, attendez vous à lire encore plusieurs passages.
    Biz' et à bientôt ma chère Victoire3

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