[Critique livresque] Thérèse Raquin de Emile Zola

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Paru en 1876

Résumé de l’éditeur (Hatier)

Thérèse s’ennuie dans sa vie de couple et noue une relation avec Laurent. Au cours d’une promenade en barque, les deux amants se débarrassent du mari gênant…

Mon avis

Je me suis toujours dit que ce serait pour moi mission impossible que de « critiquer » l’un des roman emblématique de la littérature française, de plus écrit par l’un des écrivais du 19e le plus reconnu. Qui suis-je, moi, petite lycéenne de rien du tout pour me permettre de critiquer un roman aussi reconnu ? Alors oui, j’ai hésité. Mais j’en suis venue à une conclusion : Je ne m’appelle pas Honoré de Balzac, Gustave Flaubert ou en encore Victor Hugo mais je mérite d’avoir mon opinion, et moi aussi j’ai mon mot à dire…Vous vous en douterez probablement mais c’est une lecture que j’ai effectuer pour le lycée dans le cadre d’une séquence sur le 19e et le roman réaliste. Je découvre donc un monde littéraire bien particulier que j’ai souvent rejeter. Car pour moi la lecture dite « classique » se résumait à des pages et des pages de mots barbants, de suite d’actions inintéressantes voir vraiment « chiante ». Seulement voilà, c’est facile de critiquer sans n’avoir jamais essayé. Et c’est avec une légère crainte (car oui si je décide de me diriger vers une fillière L et que je me rends compte que finalement ce genre de lecture ne me correspond pas…Aïe…) que j’ai ouvert mon livre.

« La lecture lui ouvrit des horizons romanesques qu’elle ignorait encore; elle n’avait aimé qu’avec son sang et ses nerfs, elle se mit à aimer avec sa tête. »

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Thérèse a cinq ans lorsqu’elle est recueilli par sa tante, Madame Raquin. Cette dernière vit avec son fils, le frêle Camille, dont elle s’occupe nuit et jour. Thérèse grandit donc dans ce foyer bien trop étouffant pour elle, entre les niaiseries de Madame Raquin et la toux incessante de son cousin Camille. En effet, la jeune Thérèse, fille d’un capitaine de l’armée française et de la fille d’un chef de village en Afrique, ne peut tenir en place et rêve de vagabonder où bon lui semble. Seulement au fil des années, cette fille né sous le signe du feu, perdera de sa flamme et se renferma complètement sur elle-même se pliant tant bien que mal à cette vie qui de toute évidence était aux antipodes de celle qui lui était destiné. Quelques années plus tard, Thérèse épouse son cousin, Camille, à la demande de sa tante. L’idée n’enchante pas la jeune femme plus que ça qui deteste dormir dans le lit d’un malade et qui ne peut plus supporter l’odeur des médicaments, d’autant plus que Camille est un homme maladroit et peu intéressant. Après le mariage, ce dernier décide d’emmener la petite famille à Paris pour y trouver un emploi. Les Raquin s’installent dans une petite boutique, à l’impasse du pont-neuf, un endroit lugubre et sale, et vivent du travail de Camille et d’une petite mercerie. Bientôt, leur jeudi soir sont occupés par des jeux de dominos que supportent avec peine Thérèse, qui s’ennui à mourir. Mais un soir, Camille présente un homme, Laurent, qui va rapidement être attiré par la jeune femme. Débute alors une relation intense entre Laurent et Thérèse qui deviennent amants. Plongé dans l’adultère et le mensonge, les amants tiraillés par leur amour et leur dégout pour Camille, décident de l’éliminer définitivement. le labyrinthe de mauvaises actions qui suit n’aura d’autres conséquence qu’une fin inévitable à mon goût dont je ne vous parlerais pas plus…

« La haine devait forcément venir. Ils s’étaient aimés comme des brutes, avec une passion chaude, toute de sang ; puis, au milieu des énervements du crime, leur amour était devenu de la peur, et ils avaient éprouvé une sorte d’effroi physique de leurs baisers ; aujourd’hui, sous la souffrance que le mariage, que la vie en commun leur imposait, il se révoltaient et s’emportaient. »

Ce roman ne parle pas d’amour. Ce roman parle de regret au delà même de la folie, de passion qui s’éteint comme elle s’était embrasée : avec brusquerie, ce roman est tout simplement passionnant. Car il s’agit d’un mécanisme dangereux, les Raquin en élevant Thérèse dans cet univers ennuyeux et morne, ont activé une véritable bombe à retardement qui explosera quelques années plus tard. Je ne veux pas vous en dire plus, espérant que vous vous laisserez tenter par une lecture différente (pour ma part), écrite sous le signe du malheurs mais qui reste un ouvrage sombre et passionnant que j’ai beaucoup apprécié (bien que certains passage soient lents, et ennuyant). Vous savez, je pourrais écris énormément de ligne et remplir beaucoup de pages pour exprimer tout ce que je pense de ce roman (le bien comme le mal), mais je souhaitais simplement un extrait de mon avis, une petite critique sans prétention mais sincère qui je l’espère vous plaira.

Mademoiselle M signature 2Je vous conseil également le film de Charlie Stratton  « In secret » que j’ai trouvé vraiment bien et qui suit à  quelques détails près le déroulé du roman.

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12 réflexions sur “[Critique livresque] Thérèse Raquin de Emile Zola

  1. Personnellement je suis une fan des romans classiques car on dit que c’est ennuyant, fade, ancien… Alors qu’en fait, on a forcément un classique qu’on adore puisqu’il y a de tout dans tout. J’ai pour ma part apprécié Thérèse Raquin de Zola mais je préfère plus Au Bonheur des Dames de Zola (un rougon-macquart le moins sombre, triste de tous) x)

    Aimé par 1 personne

    • Oui tu as raison, les romans classiques n’ont pas toujours bonne « réputation » pour notre génération…seulement il faut lire de tout 🙂 Je trouve que la série de Zola « rougon-macquart » est très intéressante et je compte la débuter ! Merci pour ton avis et ton com’ bisous ♥

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  2. Hello ! 🙂

    Pas vraiment le courage d’écrire un long commentaire aujourd’hui, désolée 😦
    Ta petite « préface » est très belle et ne t’inquiète pas, tu as fait comme il fallait ^^
    Je ne compte pas encore lire de classiques pour la simple raison que je ne me sens pas encore « prête » ou du moins, je n’ai pas encore la maturité nécessaire.

    Bisous

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  3. De rien pas besoin de remercier x) ♥
    Par contre un conseil avec les Rougon-Macquart courage ! C’est assez dur et assez dépressif/triste. Enfin y en a 2-3 pas trop dont Au Bonheur des Dames (lui le seul qui est un happy end à la fin après je vois pas trop les autres dans mes souvenirs).
    J’aime bien Nana et l’Assommoir aussi. Par contre, Germinal c’est trop après la Bête Humaine aussi xD
    Oui oui chez moi je les ai tous sauf la fortune des rougon et un autre (enfin ma mère me les a légué dans une collection intégrale ancienne CHOUETTE)
    Voici ma biblio de booknode avec les livres lus et dans chacun j’ai mis des avis, commentaires. Cela te donnera une petite idée x)
    ♥ bisous

    Aimé par 1 personne

    • Oui je sais, ma prof de français nous a parlé des Rougon-Macquart et qu’il fallait s’accrocher…bon dans l’immédiat je vais peut-être attendre un petit peu mais un jour je compte bien m’y mettre (elle nous a d’ailleurs dit que « l’assomoir » portait bien son nom…^^) Donc affaire à suivre 😉 Merci pour ton com’ et d’avoir fait partager ces petites infos vont bien me servir ! Bisous ♥

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